Le vocabulaire et les chiffres.

 

Vocabulaire :

Selon le domaine d'activité d'un joueur consacrant beaucoup de temps à sa pratique, différents termes signifient qu'un tel joueur est dépendant. Ces termes sont bien souvent utilisés à la légère et de manière abusive dans un but de provocation ou d'humour.

  • Otaku : Le sens de ce terme a évolué pour désigner aujourd'hui toute personne se consacrant à un hobby, le plus souvent fait en intérieur ; le terme a par la suite acquis une connotation péjorative. Il désigne aujourd'hui (du moins en français) une personne qui se replie sur elle-même et ne vit plus que pour une passion : culte d'une « idole », ordinateur (nerd), jeu vidéo (hardcore gamer), etc.
  • Geek : Un geek est une personne passionnée, voire obsédée, par un domaine précis. À l’origine, en anglais le terme signifiait « fada », soit une variation argotique de « fou ». D’abord péjoratif — son homographe désigne un clown de carnaval — il est maintenant revendiqué par certaines personnes.
  • Nerd : Un nerd, est un terme anglais désignant une personne à la fois socialement handicapée et passionnée par des sujets liés à la science et aux techniques. Le terme de nerd est devenu plutôt péjoratif, à la différence de geek. En effet, comparé à un geek, un nerd est plus asocial, et plus polarisé sur ses centres d'intérêts, auxquels il consacre plus de temps.
  • Hikikomori : Hikikomori est un mot japonais désignant une pathologie psychosociale et familiale touchant principalement des adolescents ou de jeunes adultes qui vivent cloîtrés chez leurs parents, le plus souvent dans leur chambre pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, en refusant toute communication, même avec leur famille, et ne sortant que pour satisfaire aux impératifs des besoins corporels.
  • NoLife : le terme no-life ou sans-vie en français, désigne un joueur de jeu vidéo qui consacre une très grande part, si ce n'est l'exclusivité de son temps à pratiquer sa passion au détriment d'autres activités, affectant ainsi ses relations sociales.
  • Hardcore Gamer : Un hardcore gamer, ou « joueur passionné », désigne un joueur qui s'implique énormément dans un jeu vidéo. Il joue beaucoup, et peut passer ses journées à tenter d'obtenir de meilleurs scores, seul ou contre d'autres joueurs ou d'autres équipes et explore un jeu entièrement pour en dénicher ses subtilités.
  • Noob : Les newbies sont des joueurs débutant, de fait ils ignorent tout des mécanismes du jeu et parfois de l'étiquette. Les noobs, quant à eux, sont inexpérimentés mais font souvent des erreurs et se moquent ouvertement des règles et de l'étiquette par prétention ou par négligence. En ce sens le terme "noob" revêt une connotation particulièrement péjorative.

Des chiffres :

(Paris - Relaxnews) - 12% des amateurs de jeux vidéo souffriraient d'une addiction à ceux-ci, d'après un rapport réalisé par les chercheurs américains de l'American Medical Association (AMA), réunis en conférence à Chicago, aux Etats-Unis.
A cette occasion, les chercheurs ont plaidé pour une reconnaissance médicale de la dépendance aux jeux vidéo, au même titre que l'alcool ou les jeux d'argent.
Cette addiction entraîne, dans de nombreux cas, un isolement social des personnes, des troubles du sommeil, une confusion entre le virtuel et le réel et modifie totalement leur vie. A ce titre, les personnes "accros" aux jeux vidéo remplissent les critères établis par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), pour définir une addiction, selon les scientifiques de l'AMA.
D'après eux, les joueurs de jeux en réseau seraient les plus à risque de dépendance. Ils considèrent que le temps maximum passé devant un écran par une personne devrait être de deux heures par jour, télévision et jeux vidéo compris.
Les données sont issues d'une étude britannique réalisée auprès de 7.000 gamers par des chercheurs de Nottingham University.
D'après une étude réalisée par Médiamétrie, au premier trimestre 2006, 3, 8 millions de Français jouent chaque jour à un jeu vidéo, et 13 millions sont des joueurs occasionnels.

Connaît-on le nombre de personnes concernées en France ?
Il n’y a pas d’étude nationale sur la question car le phénomène est encore trop récent. Quel que soit le type d’addiction, on considère que, dans la population touchée, il existe 5 % à 10 % de vrais accros.

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