Les solutions contre l'addiction aux jeux videos

Quel traitement propose-t-on aux accros des jeux vidéo ?


La première chose, c’est de savoir s’ils sont vraiment malades. Pour ceux qui n’arrivent plus à s’en passer, on propose un sevrage progressif, en diminuant peu à peu le nombre d’heures passées à jouer. Mais il faut que la personne le souhaite, sinon il est utopique de vouloir la soigner. Dans les cas vraiment graves, une hospitalisation peut être utile. Mais de toute façon, il faut un suivi psychothérapique grâce auquel on cherche à faire accéder le jeune à une autonomie. L’addiction au jeu vidéo signale souvent une difficulté d’accession à l’autonomie vis-à-vis de sa famille. On cherche ainsi à montrer sa différence ou son indépendance mais sans vraiment partir. Il s’agit en fait d’un déplacement d’une dépendance à une autre. Heureusement, chez les adolescents, les choses évoluent assez rapidement, sauf dans le cas de pathologies graves.

Les conseils pour qu'il ne se laisse pas envahir par les jeux vidéos:

1 - Fixez des limites dans le temps
Le jeu est la première occupation des 8-12 ans. C'est à ce moment-là que vous devez fixer des "règles du jeu raisonnables pour que cela ne devienne pas pour eux une activité exclusive", insiste Béatrice Copper-Royer. Déterminez des horaires précis : le week-end ou pendant les vacances par exemple. Il ne s'agit pas ici d'interdire mais de limiter le temps de jeu afin qu'ils ne tombent pas dans l'excès.

2 – Proposez des alternatives
Les petits de 10-12 ans accepteront très facilement de participer à des jeux de société. Attention cependant, on a quelquefois tendance à prendre la console vidéo pour une excellente baby-sitter. Dans ce cas, rappelez-vous-en lorsque, des années plus tard, votre adolescent s'enferme dans sa chambre pour y jouer toute la nuit. Vous constaterez trop tard qu'il est beaucoup plus difficile de lui proposer une activité alternative qui vous fasse plaisir à tous les deux. Sachez alors user de diplomatie.

3 – Attention aux contenus
Les jeux sont conçus pour des classes d'âge bien définies. En conséquence, n'offrez pas à votre fils de 10 ans un jeu prévu pour les enfants "A partir de 12 ans". Si le jeu, défini pour une tranche d'âge supérieur, lui a été donné par un copain, dites-lui simplement que vous n'êtes pas d'accord pour l'instant.

4 – Faîtes-lui prendre conscience des idées véhiculées par le jeu
Le jeu vidéo véhicule des valeurs positives (solidarité, héroïsme…) mais aussi plus négatives, notamment la violence. D'autres sont tangentes à ces deux valeurs comme l'agressivité. Sachez donc discuter de celles-ci avec eux. Vos enfants ne connaissent pas forcément la portée ou l'importance des sens transmis par le jeu. Ils sont dans un environnement protégé qui les dispense d'avoir à y réfléchir. Donnez votre point de vue. S'il s'agit d'un jeu sur la guerre du Golfe, confrontez vos opinions respectives après lui avoir expliqué les faits historiques.

5 – Instaurez un dialogue
Restez maître de vous. Si l'excès de jeu vidéo révèle une difficulté à communiquer, ne tombez pas dans ce même défaut. Il est inutile de s'énerver. Donnez-lui bien l'impression que vous voulez instaurer un dialogue.


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